Vendredi 10 mars 2006

Non, ce ne sont ni les noms de déesses créoles invoquées en période de sécheresse, ni celui de bombes latines déambulant sur la plage…Ces doux noms évoqueraient plutôt la violence et l’ennui…

les fameuses tempêtes tropicales.

La violence, oui, vous voyez bien ce que cela peut être ; certains d’entre vous, marins ou habitués des rivages bretons, boulonnais ou normands, connaissent trop bien la violence de ces tempêtes. Ces vents qui arrachent les arbres, vous forcent à marcher courbés (ici avec le chikungunya ça commence à devenir une mauvaise habitude), vous dérangent le brushing (les bains répétés et le trajet en voiture fenêtres ouvertes-cheveux au vent m’avaient déjà fait renoncer jusqu’à la simple utilisation d’une brosse, les dreadlocks guettent !), vous font regarder la mer avec une petite pointe d’angoisse mais également d’envie, vous glacent jusqu’aux os dès que vous tentez courageusement une sortie vers le bistro du coin…
Point d’exotisme sur ces points, un peu plus chauds et accompagnés de fortes pluies, les vents à la Réunion sont les mêmes et se produisent invariablement le week-end (corrélation n’est pas raison ?!)...

Vigilance cyclonique, alerte orange, alerte rouge… la tempête tropicale modérée se trouve actuellement par 16°4 sud et 57°3 est, elle est à 300km des côtes, avance à 12km/h...

Autant de termes avec lesquels vous vous familiarisez très facilement et qui viennent dans la conversation aussi fréquemment que chikungunya et Aedes albopictus (vous avez songé aux cours de diction ?). 

Vous devenez un accro des flashs météos qui pourraient vous empêcher de rallier votre lieu de travail mais également de profiter du lagon d’une couleur pourtant très douteuse.

Vous appelez vos amis pour savoir si chez eux il pleut toujours  (ils sont à moins d’1 km mais sait-on jamais ?), si leur toit s’est envolé, s’ils voient les vagues, sont-elles grosses ? puis vous faites des commentaires très avisés sur la force du vent, n’excédant sûrement pas celle des tempêtes métropolitaines, sur la force des pluies, excédant sûrement celle du crachin breton… 
le réseau saturé de tous ces appels de détresse vous rappelle à la réalité et vous retournez à votre fenêtre…

Et puis quand tout est fini, que les routes sont praticables, qu’il ne pleut plus (enfin presque), que la vie a repris son cours, il vous restera toujours Aedes. Les populations de moustiques ont-elles été décimées ? les gîtes larvaires sans doute, mais qu’en est-il des adultes ? Ils sont sûrement affamés et la recherche de la moindre goutte d’eau pour essaimer. Voilà de quoi occuper votre prochaine pause déjeuner avec vos collègues où vous pourrez faire étalage de vos connaissances fraîchement acquises grâce à Free Dom…

Mais au fait, l’ennui, mais oui l’ennui… ?!

Vous avez déjà passé un week-end enfermé dans une chambre de 15m² avec un petit diable qui réclame à corps et à cris son bain de mer hebdomadaire ?

par Blandine publié dans : famillejulien
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Dimanche 19 février 2006

La guerre des virus fait rage dans les médias : le virus H5N1 contre le virus du chikungunya (répétez 3 fois tous les matins devant votre glace : un excellent remède anti-rides).

Que se passe-t-il exactement ?

C’est assez simple :

Vous notez les apparitions des deux virus dans la presse écrite, radio et télévisée.

Vous  leur appliquez un coefficient d’ultra-marination (= 1/coefficient de métropolisation). Vous testez la régression linéaire de ces deux occurrences (après avoir vérifié la normalité de vos résidus, l’homocedasticité, les spécialistes apprécieront la rigueur), vous appliquez les coefficients de corrélation de votre connaissance, vous passez tout ça à la moulinette du logiciel de statistiques en votre possession (j’en profite pour faire de la pub pour R !) et vous attendez que l’imprimante vous donne le résultat.

Le résultat est simple et flagrant :

Lorsque le virus de la grippe aviaire frappe en Europe, le virus du Chikungunya faiblit à la Réunion. Et inversement, lorsque le moustique et son terrible virus fait des victimes dans l’océan indien, son camarade semble laisser tranquille nos amies les poules européennes. Vous pouvez donc légitimement conclure que ces deux virus sont antagonistes et vous vous demandez pourquoi les chercheurs (grassement payés) n’ont toujours pas trouvé de solution à l’un via l’autre.

Mais comme vous aviez suivi les cours de statistiques de manière assidue, vous vous souvenez que corrélation n’est pas raison…

Et que tout cela ne veut pas dire que les poules ayant séjourné sur l’île de la Réunion sont chikungunyées et par ce biais immunisées contre la grippe qui les attend à leur arrivée en métropole.

Cela ne signifie pas non plus que tout éleveur d’animaux de basse-cour de métropole peut venir sur l’île et aller en tout impunité se promener dans les ravines et patauger dans les mares à moustiques.

Quelle déception ! Vous pouvez seulement en conclure que les journalistes ont une tendance au catastrophisme et que ces fléaux modernes qui remplacent la peste et le choléra sont très vendeurs.

Pour conclure cet article, vous dire que nous ne sommes pas inquiets serait faux. Mais le décret d’enfermement des volailles n’étant pas encore applicable aux hommes, nous continuons à vivre et à sortir couverts !

Blandine

Bonus :

Quelques raisons à cette épidémie :

« Toi, si tu crois que c’est le moustique qui est responsable de ça, c’est que tu crois au Père Noël ! Moi, je sais c’est le gouvernement qui nous ment, pendant des mois il y avait un bateau au Port avec un mort à bord ; et bien c’est sûr c’est ce mort qui a amené la maladie… » (conversation matinale avec Hermann le jardinier de l’hôtel)

« Pour protéger toute la famille du moustique et du chik, j’ai passé tout le monde au Bégon ! » (Cette auditrice de la célèbre radio Free-Dom n’a malheureusement pas précisé si le bégon était vert)

 

« C’est pas le moustique, c’est sûr. Comment tu veux qu’un moustique qui pique à Saint-Denis pique le lendemain à Saint-Pierre ? » (C’est vrai qu’il y a au moins 80km…)

 

 

 

 

 

par Blandine publié dans : Blandine
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Dimanche 19 février 2006

Il faut quand même que je vous parle de ma nouvelle Tata.

Elle s’appelle Tata Betty et je vais chez elle quand Papa et Maman vont à leur travail. Papa m’a dit qu’il fabriquait des maisons, c’est drôlement chouette ça ; mais, Maman, j’ai pas très bien compris ce qu’elle fabriquait.

Tata Betty, quand j’arrive le matin, elle vient m’ouvrir le portail de son jardin et elle me dit « Bonjour, mon chéri, Quentin l’a bien dormi ?». Elle dit aussi que je suis son marmaille préféré.

Tata Betty,  quand elle parle, elle a un super accent, elle parle tout doucement et elle change des mots, c’est drôlement rigolo. Elle me dit que je vais parler comme elle ‘le kreol’. Je m’applique parce que  ça a l’air vraiment bien.

Tata Betty, quand elle parle à Maman, elle dit « Madame Blandine, viens voir », c’est rigolo parce que Maman c’est Maman, il faudrait que je lui dise à Tata Betty.

Chez Tata Betty, il y a aussi Tonton Alix, je le fais rire quand je dis « Tonton Ali », c’est pas drôle, moi j’arrive pas à dire les x, vous essayerez c’est très difficile. Et il y a Nanou, la maman de Loïc, mon grand copain, Tata Betty, elle dit que Nanou c’est sa fille, mais c’est pas possible puisque c’est déjà la maman de Loïc, elle est bizarre Tata Betty.

Ce que je préfère chez Tata Betty, c’est qu’il y a des chiens. J’aimerai bien jouer avec eux mais Tata Betty, elle dit que je suis trop petit, alors les chiens, ils sont dans un jardin rien que pour eux. Je lui ai dit à Tata Betty que je connaissais bien les chiens, ma Babou et mon Papilou ils en ont deux très gros ; mais Tata Betty elle dit que Maman serait fâchée si je jouais avec les chiens. Peut-être qu’il faut que j’en parle à Maman.

Tata Betty, elle a une jolie voiture comme celle de Maman mais en orange avec des dessins sur les portes et des vitres toutes noires. Je suis jamais monté dedans mais ça a l’air super : il y a des grosses ceintures rouges comme dans les voitures de course. Papa, ça l’a fait beaucoup rire mais moi j’aimerai qu’il ait une voiture comme celle de Tata Betty.


Enfin, voilà, je ne pleure plus du tout quand Maman m’emmène chez Tata Betty parce que le soir, Maman, elle revient toujours…
 


Quentin

par Quentin publié dans : Quentin
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Lundi 6 février 2006

Beaucoup d’entre vous se demandent, à juste titre, s’il est difficile de trouver un logement à la Réunion. Pourquoi 2 jeunes expat’ avec un bébé de surcroît logent-ils à l’hôtel et ce pendant 2 mois ?

 

Vous l’aurez tous compris, la Firme pour laquelle je travaille ne peut valider l’attribution d’un logement de fonction avant la limite fatidique des 3 mois de période d’essai. Bien qu’ayant trouvé la maison de nos rêves, il reste donc 2 mois à attendre à l’Hôtel Saint Michel (à St Gilles), avant de pouvoir emménager. La dite maison n’est certes pas terminée (les peintures seront faites cette semaine et la cuisine livrée début mars) mais il nous faut l’aval de mon Grand Chef pour pouvoir la louer… Cela doit vous paraître quelque peu « dictatorial » mais il faut que je vous précise qu’une grande partie du loyer (environ ¾) est payé par la dite Firme…

 


On pourrait également se demander pourquoi ne rester que 2 mois à l’hôtel, et pas plus ?

 


Les contre :

- c’est le bordel dans 15 m² !

- on n’est pas chez soi

- entrée - plat – dessert tous les soirs, c’est pas terrible pour le régime

- on doit se coucher en même temps que Quentin pour ne pas le réveiller

 


Les pour :

-on n’a pas à faire le ménage

-on peut prendre une bière tous les soirs au bord de la piscine

-le petit déjeuner avec les croissants dehors toujours au bord de la piscine

- le rhum arrangé ananas-mangue du patron

- les serviettes sont changées tous les matins

 

Bref, 2 mois, ça sera largement suffisant.

 


Nico

par Nicolas publié dans : Nico
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Mercredi 1 février 2006

Après un petit voyage en avion, je suis arrivé dans une nouvelle maison.

 

 

 

C'est chouette, je dors, je mange et je joue dans la même pièce que Papa et Maman.

 

 

 

J'ai tout le temps très chaud alors je suis tout nu toute la journée.

c'est mieux que tous les trucs que Maman me mettait sur le dos quand on partait le matin à Paris.

Je ne comprends pas pourquoi on n'a pas fait ça plus tôt!

 

 

 

Cette semaine, Maman m'a emmené voir des nouveaux copains chez Tata Betty, j'ai un peu pleuré car je croyais qu'on était en vacances ici... mais Maman a promis de venir me rechercher très vite.

 

 

 

Après qu'elle soit venue, on est retourné à notre maison et on s'est baigné dans un très grand bain (j'ai essayé de dire piscine comme Maman mais c'est trop dur!)

Papa a trouvé que je nageais très bien, j'arrive à bouger mes jambes et mes bras en même temps,ça m'éclabousse un peu mais j'aime bien ça!

 

 

 

Hier soir, j'ai eu une surprise: Tigrou est venu me rejoindre. Je croyais qu'il était resté dans notre ancienne maison et j'étais un peu triste.

En fait c'est très simple, Tigrou a pris un avion qui ne va pas vite et il est arrivé seulement maintenant.

 

 

 

Je crois que ce week-end je vais aller prendre un bain dans une très très grande piscine, mais chut… je vous raconterai ça bientôt.

 

 

 

C’est l’heure d’aller faire dodo, ici j’ai l’impression qu’on se couche très tôt, hmmm il va falloir que je vérifie ça !

 

 

 

Quentin

par Quentin publié dans : Quentin
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Images aléatoires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus